Palestine

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Aucune garantie des droits du fait de l’effondrement de l’État de droit

Aucun changement depuis l'année dernière

Violations des droits des travailleurs

Pratiques antisyndicales

En avril 2021, les employeurs d’une usine de tri sélectif pour la ville de Jérusalem, installée dans la zone industrielle de la colonie d’Atarot, ont cherché à affaiblir les droits des travailleurs/euses. Les 110 employés palestiniens ont adhéré au syndicat Maan Union pour lutter contre les conditions de travail relevant de l’exploitation. Les employeurs ont prétexté les contraintes financières imposées par la COVID-19 pour empêcher les actions de syndicalisation des travailleurs. Plusieurs dizaines d’employés ont été obligés de prendre un congé sans solde, d’autres ont dû rester sur le site de l’usine sans arrangements appropriés pour pouvoir conserver leur poste, et neuf ont été licenciés, parmi lesquels des dirigeants syndicaux.

Travailleurs exclus

L’accès des Palestinien(ne)s au travail en Israël et dans les colonies illégales est étroitement contrôlé, au moyen d’un système de permis répressif, de contrôles de sécurité et de checkpoints. Seuls les Palestiniens munis d’un permis de travail valide peuvent être employés «légalement» par des entreprises israéliennes. Sur les 133.000 Palestiniens qui travaillent en Israël et dans les colonies illégales, environ 94.000 avaient un permis de travail. L’écrasante majorité (99%) des titulaires de permis sont des hommes, et la plupart d’entre eux travaillent dans le secteur de la construction.

Les permis sont délivrés pour une durée de six mois maximum mais ils peuvent être annulés arbitrairement à tout moment par les employeurs ou les services de sécurité israéliens. Les employeurs menacent souvent d’annuler les permis de travail pour sanctionner les travailleurs qui adhèrent à un syndicat, demandent des droits ou participent à toute forme d’activité politique.

Droits des travailleurs sur le plan juridique

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